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a
nostre
Dieu:
car
voila
les
deux
choses
qui
sont
requises.
C'est
en
premier
lieu,
qu'on
se
remette
pleinement
a
Dieu
pour
le
servir
et
honorer:
et
puis
qu'on
se
fie
en
luy,
qu'on
soit
appuye
sur
ses
promesses,
ne
doutant
point
qu'il
ne
donne
bonne
issue
aux
choses
ou
il
semble
qu'il
n'y
ait
que
desespoir.
Voila
donc
en
somme
ce
que
nous
avons
a
noter
de
ceste
doctrine.
Or
quant
et
quant
Moyse
adiouste:
Que
par
tout
ou
le
peuple
mettra
le
pied,
U
possedera
toute
la
terre,
depuis
le
desert
iusques
au
Liban,
et
depuis
le
grand
fleuve,
voire
la
grande
riviere
Euphrates,
iusqu'a
la
mer:
car
ce
sont
les
termes
et
bornes
que
Dieu
avoit
promis
a
son
peuple
:
et
on
le
voit
en
la
personne
d'Abraham.
Car
ce
n'est
point
une
promesse
qui
soit
ici
amenee
de
nouveau:
mais
Dieu
ratifie
ce
qu'il
avoit
desia
dit
au
paravant.
Comme
s'il
disoit:
Rien
n'empeschera
que
vous
ne
possediez
l'heritage
que
ie
vous
ay
assigne:
tenez-vous
a
moy,
et
i'accompliray
ce
que
ie
vous
ay
dit.
Il
est
vray
que
si
vous
regardez
qu'il
y
a
beaucoup
de
peuples
a
desconfire,
vous
pourrez
estre
effarouchez,
pour
dire
:
Comment?
il
est
vray
que
nous
sommes
grande
multitude
:
mais
qu'est-ce
au
prix
de
nos
ennemis,
qui
sont
gens
exercez
a
la
guerre,
et
qui
sont
comme
geans?
ainsi
que
nous
avons
veu
ci
dessus.
Et
puis
ils
sont
la
sur
leur
nid,
ils
ont
leurs
villes
bien
munies,
et
quand
nous
aurons
prins
deux
ou
trois
cens
villes,
encores
ne
sera-ce
rien
fait:
que
nos
ennemis
nous
seront
tousiours
au
dos,
et
au
ventre.
Voila
donc
ce
qui
pouvoit
bien
espouvanter
le
peuple.
Or
il
leur
est
dit:
Combien
que
la
terre
soit
si
ample,
combien
que
vous
ayez
tant
de
villes
a
prendre,
combien
qu'il
y
ait
beaucoup
de
batailles
qui
vous
soyent
apprestees:
toutesfois
arrestez*
vous
a
la
promesse
de
vostre
Dieu:
car
il
sait
comme
il
viendra
a
bout
d'accomplir
ce
qu'il
a
prononce:
ayez
les
yeux
fermez
quant
a
toutes
les
apparences
qui
seroyent
pour
vous
amortir
le
courage,
et
cependant
ouvrez
les
yeux
pour
contempler
la
vertu
inestimable
qui
est
en
vostre
Dieu,
et
ne
doutez
point
qu'il
ne
se
monstre
fidele.
Nous
voyons
donc
maintenant
a
quoy
Moyse
a
pretendu.
Or
tant
y
a
que
ceci
n'a
point
este
accompli,
iusques
au
regne
de
David
et
de
Salomon.
Car
combien
que
Iosue
ait
fait
les
partages,
et
que
Dieu
l'eust
constitue
en
cest
office:
toutesfois
les
peuples
incredules
ont
este
tousiours
meslez
parmi
les
Iuifs:
et
qui
pis
est,
au
lieu
qu'ils
devoyent
exterminer
tout,
et
avoir
possession
paisible
de
la
terre,
ils
ont
paye
tribut
a
leurs
ennemis,
ils
ont
este
tenus
comme
esclaves,
qu'on
leur
a
mange
la
laine
sur
le
dos:
ils
ont
este
affligez
en
telle
sorte,
qu'ils
ont
este
quasi
escorchez,
qu'ils
ont
endure
tant
de
cruautez,
que
c'estoit
pitie.
Il
semble
donc
que
Dieu
n'avoit
point
tenu
sa
pro-
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