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SERMON
LXXVIII.
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voire
les
mousches,
mesmes
seulement
en
vollant,
comme
l'Escriture
en
parle?
Voici
nostre
Dieu
qui
se
presente
en
se
maieste,
qui
demande
que
nous
luy
facions
hommage,
nous
humiliant
sous
luy,
et
luy
faisant
offrande
de
nos
ames,
et
de
nos
corps,
afin
qu'il
nous
possede.
Or
nous
le
despittons,
nous
ne
faisons
que
nous
mocquer
de
sa
saincte
parolle,
il
ne
peut
arracher
nul
service
de
nous:
car
nous
luy
sommes
rebelles
comme
bestes
sauvages.
Quand
il
voit
cela,
n'est-ce
pas
raison
qu'il
nous
chastie
en
faisant
que
nous
tremblions
devant
les
hommes?
Car
qui
sommes-nous?
Voici
une
vermine
qui
s'esleve,
tellement
qu'elle
me
fera
craindre,
et
trembler.
Il
ne
faut
pas
que
ie
face
longs
circuits
pour
savoir
la
raison:
seulement
que
ie
regarde:
Comment
est-ce
que
ie
me
suis
porte
avec
mon
Dieu,
pour
luy
rendre
toute
obeissance?
Mais
au
contraire,
ie
me
suis
destourne
de
luy:
qui
plus
est,
i'ay
fait
du
revesche,
ie
me
suis
iette
hors
des
gonds,
i'ay
(en
somme)
bataille
contre
luy:
il
ne
faut
plus
donc
que
ie
trouve
estrange
si
ie
crain
les
hommes
qui
ne
sont
rien.
Mesmes
Dieu
se
mocquera
encores
plus
de
nostre
orgueil
et
outrecuidance:
car
il
ne
faudra
sinon
une
fueille
tomber
d'un
arbre,
pour
nous
faire
trembler:
brief,
sans
qu'on
nous
persecute
(comme
dit
Salomon)
nous
fuyrons:
qu'il
ne
faudra
qu'un
petit
son,
qu'il
nous
semblera
qu'on
nous
poursuyve
a
grands
coups.
Voire,
mais
c'est
un
don
singulier
de
Dieu
que
ce
repos
de
conscience,
que
nous
soyons
asseurez
qu'il
nous
garde:
et
aussi
a
l'opposite,
s'il
ne
nous
a
plus
en
ea
protection,
nous
serons
esperdus,
sans
qu'il
y
ait
nulle
occasion
selon
les
hommes,
d'autant
que
nous
aurons
Dieu
qui
nous
sera
contraire.
Et
ainsi
voila
qui
est
cause
que
nos
ennemis
nous
tormentent,
en
sorte
que
nous
ne
savons
que
devenir:
c'est
pource
que
nous
ne
regardons
point
a
nostre
Dieu.
Car
est-ce
raison,
quand
nous
ne
sommes
point
de
son
coste,
qu'il
nous
soit
ami?
Mais
il
faut
qu'il
se
dresse
contre
nous:
et
voila
pourquoy
il
est
dit
aux
autres
passages
de
Moyse,
et
sur
tout
au
Cantique,
qui
est
le
XXXII.
chapitre:
Comment
se
pourroit-il
faire
qu'une
centaine
d'hommes
(dit-il)
fuyssent
devant
un
seul:
et
comment
cent
hommes
despiteroyent-ils
mille
ennemis,
si
ce
n'estoit
que
le
Seigneur
vous
eust
laissez,
et
vous
eust
rendus
captifs
entre
leurs
mains?
Advisez
donc
(dit-il)
quand
vous
estes
ainsi
affligez
de
vos
ennemis,
c'est
pource
que
vostre
Dieu
vous
a
mattez
:
car
vous
n'estes
pas
dignes
aussi
qu'il
mette
sa
vertu
en
vous,
ne
qu'il
la
declare.
Et
ainsi
toutes
fois
et
quantes
que
nous
craindrons
par
trop
nos
ennemis,
et
que
nous
serons
tellement
estonnez,
qu'a
grand'
peine
pourrons-nous
invoquer
Dieu,
et
mesmes
nous
serons
pleins
de
deffiance,
et
serons
la
troublez:
cognoissons
que
Dieu
s'est
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