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DE
IACOB
ET
ESAU.
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pour
un
temps,
puis
qu'Abraham
avoit
proteste
que
iamais
ne
feroit
ne
tort
ne
nuisance
a
nul,
comme
il
en
avoit
este
adiure
par
Abimelech:
ils
se
devoient
bien
contenter
de
cela,
ils
l'avoient
cognu
homme
loyal,
et
gardant
la
foy
qu'il
avoit
promise:
cependant
afin
qu'il
ne
retourne
iamais,
ils
estouppent
les
puits
qu'il
a
cavez:
car
il
n'y
a
nulle
doute
que
ce
n'ait
este
pour
lui
fermer
tous
acces.
Car
selon
qu'il
estoit
estranger
au
pais,
il
pouvoit
cercher
lieu
pour
habiter
qui
lui
fust
propre:
pour
dire,
P
auray
pour
le
moins
de
l'eau,
et
puis
il
y
a
quelque
pasturage
pour
mon
bestail.
Il
pouvoit
donc
retourner
par
dela:
mais
que
font-ils?
O,
quand
l'eau
lui
sera
ostee,
il
faudra
qu'il
cerche
pasture
ailleurs:
il
ne
pourra
iamais
retourner
ici.
Voila
une
malice
qui
est
par
trop
enorme:
mais
cognoissons
que
Dieu
veut
que
ses
enfans
soient
ainsi
molestez,
pour
esprouver
leur
patience.
Et
au
reste,
notons
que
le
tout
revient
a
la
confusion
des
meschans,
quand
ils
sont
ainsi
inhumains
contre
les
serviteurs
de
Dieu:
car
il
est
certain
que
si
Abraham
eust
habite
la,
que
la
benediction
de
Dieu
eust
este
en
ce
pais.
Et
quand
il
est
ici
recite
d'Isaac,
qu'il
a
recueilli
cent
fois
autant
qu'il
avoit
seme,
il
n'y
a
nulle
doute
que
la
terre
n'ait
esto
sterile,
et
que
tous
les
voisins
ne
se
soient
sentis
de
la
grace
de
Dieu.
Bref,
les
enfans
de
Dieu
ont
tousiours
donne
quelque
bonne
odeur
de
sa
misericorde:
et
nous
avons
veu
ce
qui
estoit
dit
de
Sodome
et
de
Gomorre,
que
si
Dieu
en
eust
la
trouve
une
dixaine
seulement,
la
ville
n'eust
point
este
abismee.
Or
voila
les
contempteurs
de
Dieu
et
les
incredules
qui
chasseront
les
fideles
du
mileu
d'eux,
et
ne
les
pourront
porter:
et
ce
sera
tousiours
a
leur
confusion.
Cependant
Dieu
aura
pitie
des
siens
:
et
combien
qu'ils
soient
deboutez
du
monde,
qu'on
les
persecute,
et
qu'ils
n'aient
point
ou
reposer
leur
vie,
si
est-ce
qu'il
leur
trouvera
tousiours
quelque
refuge
et
ombrage:
mais
si
faut-il
que
nous
soions
armez
d'une
grande
patience,
quand
les
hommes
nous
sont
si
cruels,
que
nous
ne
trouvons
en
eux
nulle
droiture,
que
ce
sont
comme
bestes
enragees:
il
faut
bien,
pour
endurer
cela,
que
nous
soions
munis
de
l'Esprit
de
Dieu,
qui
est
l'Esprit
de
mansuetude,
Et
il
est
certain
qu'il
ne
faut
rien
pour
nous
faire
ietter
nostre
venin:
car
nous
sommes
tant
delicats,
que
nous
ne
pouvons
rien
souffrir:
et
c'est
tousiours
a
nous
revenger.
Iamais
donc
nous
ne
serons
si
debonnaires,
que
nous
portions
patiemment
les
iniures
qu'on
nous
fait,
sinon
que
Dieu
nous
gouverne
par
son
saint
Esprit:
mais
quoy
qu'il
en
soit,
l'exemple
des
Peres
nous
est
ici
propose,
afin
que
nous
apprenions
de
ne
point
nous
escarmoucher
par
trop,
quand
les
hommes
nous
tourmenteront
en
quelque
sorte
que
ce
soit.
Au
reste,
notamment
il
est
dit,
qulsaac
a
retenu
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