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DE
IACOB
ET
ESAU.
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lui,
et
porter
patiemment
leur
condition,
laquelle
autrement
leur
seroit
bien
dure
et
fascheuse.
Or
des
riches,
quand
ils
auront
du
bien
plus
qu'il
ne
leur
en
faut,
si
cela
leur
engendre
quelque
solicitude,
et
quelque
moleste,
comme
le
proverbe
est
commun,
Qui
terre
a,
guerre
a.
Si
un
homme
a
un
arpent
de
terre,
il
sera
mis
en
proces:
il
y
aura
d'autres
quereles.
Quand
donc
les
riches
voient
qu'ils
ne
peuvent
pas
posseder
leur
bien
avec
une
iouissance
paisible,
et
qu'il
y
aura
tousiours
quelques
fascheries
meslees,
qu'ils
cognoissent,
qu'il
ne
faut
point
qu'ils
soient
du
tout
desgoustez
pour
cela,
que
la
benediction
de
Dieu
ne
leur
donne
tousiours
courage
de
se
fier
en
lui:
et
qu'ils
ne
soient
pas
induits
a
ingratitude
et
mescognoissance
:
mais
qu'ils
benissent
tousiours
son
Nom.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
retenir
de
ce
passage,
quand
il
est
dit
que
Dieu
a
fait
prosperer
Isaac:
mais
que
cela
lui
a
cause
envie
des
habitans
du
pais,
lesquels
pour
ceste
cause
l'ont
dechasse.
Or
notamment
il
est
dit,
Que
le
Uoy
ae
Gerar
Va
envoyes
disant,
Nous
ne
pouvons
pas
souffrir
que
tti
demeures
au
milieu
de
nous:
car
tu
nous
surmontes.
Yci
nous
voyons
plus
clairement
ce
que
i'ay
touche
n'agueres:
c'est
assavoir,
que
ceux
qui
ne
sont
point
bien
enracinez
en
la
crainte
de
Dieu
feront
des
actes
louables
et
vertueuses:
mais
ce
n'est
que
par
bouffees,
et
ne
continuent
point
II
n'y
a
donc
nulle
perseverance,
sinon
en
ceux
que
Dieu
gouverne,
et
lesquels
il
a
tellement
reformez
par
son
sainct
Esprit
en
sa
crainte
et
en
son
obeissance,
qu'ils
poursuivent
leur
course,
iusques
a
ce
qu'ils
soient
parvenus
a
leur
but.
Tant
y
a
cependant,
qu'encores
les
fideles
ne
sont
pas
si
constans
a
bien
faire,
qu'ils
ne
declinent
souventesfois:
mais
Dieu
les
radresse
quand
ils
ont
choppe
ou
quand
ils
se
seront
destournez
ca
et
la,
il
les
ramene
au
bon
chemin.
Mais
de
ceux
lesquels
il
n'a
point
encores
regenerez,
et
qui
retiennent
leur
naturel,
combien
qu'il
semble
par
fois
qu'ils
doivent
faire
merveilles,
il
ne
faut
que
tourner
la
main,
et
les
voila
changez.
Nous
voions
ceci
au
Eoy
de
Gerar:
c'estoit
n'agueres
un
Ange:
car
quand
il
parloit
de
violer
la
femme
d'autrui,
il
disoit
que
c'estoit
pour
insecter
tout
un
pais,
et
pour
faire
venir
la
vengeance
de
Dieu
sur
les
grans
et
sur
les
petis.
Voila
une
sentence
qui
est
divine,
qu'il
semble
que
Dieu
parle
par
sa
bouche
et
de
faict,
il
n'y
a
nulle
doute
que
ceste
confession-la
ne
lui
ait
este
arrachee
et
contre
lui
et
contre
tous
ceux
qui
estiment
ce
peche-la
comme
veniel,
par
maniere
de
dire.
Voila
donc
Abimelech
qui
monstre
que
Dieu
le
pousse,
et
qu'il
Pa
enflamme
en
tel
zele,
qu'il
a
en
abomination
ce
crime
la:
car
il
cognoist
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