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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XI.
122
dant
d'employer
quelque
temps
a
l'estude
de
ma
doctrine:
mais
vous
n'y
pensez
point:
qui
plus
est,
vous
prenez
occasion
de
vous
en
destourner
pour
le
moindre
empeschement
qui
vous
puisse
advenir.
Et
sur
cela
vous
estes
endurcis
en
tout
mal,
qu'on
ne
vous
peut
reduire,
que
vous
estes
comme
bestes
sauvages.
Voila
donc
le
mespris,
et
l'impiete
dont
nous
sommes
conveincus,
quand
nous
faisons
si
mal
nostre
profit
de
la
doctrine
de
Dieu,
en
laquelle
nous
devrions
nous
exercer
en
tout
temps.
Et
au
reste,
quand
il
parle
cTerc
deviser,
c'est
aussi
pour
taxer
la
meschante
corruption
qui
est
entre
les
hommes,
qui
iamais
ne
se
lassent
de
tenir
de
fols
propos:
mais
quand
il
est
question
de
parler
de
Dieu,
il
faut
qu'on
couppe
broche
incontinent,
et
pensent
que
cela
n'est
que
matiere
de
melancholie.
Et
encores
ne
se
contenteront-ils
point
de
tenir
de
fols
propos:
mais
de
propos
villains,
et
a
condamner,
et
desquels
nous
venons
a
empoisonner
les
uns
les
autres.
Et
ainsi,
c'est
bien
raison
que
nostre
Seigneur
nous
remonstre
que
les
choses
que
nous
aurons
auiourd'huy
ouyes,
il
faut
qu'on
nous
les
ramentoive:
et
puis
que
Dieu
nous
sollicite,
il
faut
qu'un
chacun
pense
a
soy,
et
quand
il
y
a
tant
de
paresse
qui
nous
retarde,
et
voyant
aussi
une
telle
necessite,
et
si
urgente,
et
que
nos
esprits
sont
du
tout
adonnez
a
mal,
et
mesmes
quand
Dieu
les
a
attirez
a
bien,
qu'ils
sont
incontinent
divertis:
que
voyans
cela
nous
prenions
les
aides
qu'il
nous
propose,
quand
il
dit
qu'il
nous
faut
penser
a
sa
Loy
en
nous
levant
du
matin,
et
en
nous
couchant
le
soir,
et
que
nous
en
tenions
les
propos
tout
au
long
du
iour.
Que
nous
sachions
que
ce
n'est
point
sans
cause
que
Dieu
a
ainsi
parle
a
son
peuple,
et
que
c'est
une
instruction
generale
pour
tous
et
en
tous
temps:
qu'il
ne
parle
point
seulement
aux
rudes
et
idiots,
qu'ils
prennent
des
aides
pour
se
refreschir
la
memoire
de
son
nom:
mais
il
dit:
Vous
tous,
que
vous
faciez
cela.
Il
parle
a
ceux
qui
cuident
estre
les
plus
habiles.
Et
ainsi,
que
nul
ne
pense
estre
ici
exempte
:
que
ceux
mesmes
qui
ont
la
charge
d'enseigner
les
autres,
cognoissent
que
ceci
ne
s'adresse
pas
seulement
aux
rudes
et
aux
ignorans
:
mais
qu'il
faut
qu'eux-mesmes
apprennent
a
se
solliciter:
et
que
tous
ensemble
nous
monstrions
que
nous
avons
un
tel
zele
de
profiter
en
la
parolle
de
Dieu,
que
nous
demandons
que
la
memoire
nous
en
soit
iournellement
refreschie:
et
que
cependant
que
nous
serons
en
ce
monde,
nous
sachions
que
c'est
le
principal
exercice
auquel
il
nous
faut
employer.
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