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dant,
quand
il
les
expose
a
fascheries
et
a
molestes,
il
leur
convertit
aussi
cela
en
bien.
Il
nous
faut
tenir
ceste
regle,
Que
toutes
les
graces
que
nous
recevons
en
ce
monde
de
la
main
de
Dieu,
sont
coniointes
avec
quelques
fascheries,
et
qu'il
n'y
a
iamais
du
miel
pur,
mais
il
y
a
du
vinaigre
quant
et
quant
mesle.
Dieu
pourroit
bien
tenir
un
autre
moien,
si
bon
lui
sembloit:
mais
il
nous
faut
assuiettir
a
lui,
et
trouver
bon
ce
qu'il
fait,
encores
que
nostre
sens
repugne
a
l'encontre,
et
les
cupiditez
de
nostre
chair.
Il
est
vrai
qu'un
homme
qui
seroit
bien
avise,
ne
poursuivroit
iamais
d'estre
riche,
ni
oppulent:
moiennant
qu'il
eust
dequoy
estre
nourri
et
vestu,
il
ne
cercheroit
autre
condition.
Tant
y
a
que
Dieu
exercera
les
uns
par
povrete,
et
les
autres
il
les
eslargira:
et
le
povre
et
le
riche
pourront
estre
fideles,
et
tous
deux
enfans
de
Dieu.
Ie
ne
parle
pas
de
tous
en
general
:
mais
nous
voions
qu'il
y
a
des
gens
craignans
Dieu,
qui
ne
sont
point
d'estat
pareil
ni
egal.
Les
uns
auront
du
bien
pour
s'entretenir,
voire
avec
quelque
dignite
entre
les
hommes:
les
autres
a
grand
peine
auront
ils
du
pain
a
manger.
Or
si
c'estoit
a
nous
a
y
mettre
loy,
nous
voudrions
que
Dieu
usast
d'une
mesure
egale
et
pareille
:
voire
mais
il
sait
pourquoy
il
choisit
plustost
une
telle
diversite.
C'est
a
nous
donc
(comme
i'ay
dit)
d'acquiescer
a
son
vouloir.
Et
ainsi
quand
il
lui
plaist
de
faire
tellement
prosperer
ses
serviteurs,
qu'on
cognoist
que
vraiement
sa
benediction
reside
en
leurs
personnes,
c'est
un
tesmoignage
de
sa
bonte:
et
ils
en
doivent
faire
leur
profit.
Mais
quand
il
y
a
quelque
aigreur
meslee
parmi,
ils
doivent
penser,
Dieu
ne
veut
point
que
ie
m'endorme,
ne
que
ie
m'arreste
tellement
a
ces
benefices
terriens,
que
cela
me
face
oublier
la
vie
celeste.
Il
faut
donc
que
les
fideles
aient
ceste
prudence
et
consideration
en
eux,
que
tousiours
ils
sachent
faire
leur
profit
des
biens
que
Dieu
leur
donne:
et
cependant,
qu'ils
n'oublient
point
la
grace
qu'il
leur
a
monstree,
combien
qu'ils
aient
des
angoisses,
des
solicitudes,
des
molestes,
et
outrages,
qui
leur
seront
faits
du
coste
des
hommes.
Et
mesme
ici,
tant
les
riches
que
les
povres,
sont
enseignez
de
leur
devoir.
Quand
un
homme
sera
afflige
de
povrete
et
disette,
si
est
ce
qu'encores
Dieu
ne
permettra
point
qu'il
soit
tellement
destitue,
qu'il
n'ait
tousiours
quelque
petite
portion,
pour
sentir
que
Dieu
a
le
soin
de
lui.
Il
ne
faut
point
donc,
quand
les
fideles
n'ont
pas
tout
ce
qu'ils
pourroient
souhaiter:
mais
que
Dieu
les
laisse
la
quasi
comme
defaillir
:
il
ne
faut
pas
pourtant
qu'ils
murmurent
a
l'encontre
de
lui,
ne
qu'ils
estiment
qu'il
les
ait
reiettez:
mais
si
peu
qu'il
leur
donne
(voire
tant
peu
que
ce
soit)
il
faut
qu'ils
appliquent
cela
a
gouster
la
bonte
de
Dieu,
tellement
qu'ils
le
puissent
invoquer
comme
leur
Pere,
et
esperer
en
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