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SERMON
LXXVII.
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prins
racine
en
nous,
que
nous
l'ayons
receue
d'une
affection
cordiale
pour
nous
addonner
a
Dieu.
Or
encores
n'est-ce
point
le
tout,
et
Dieu
ne
se
contente
point
qu'un
chacun
s'efforce
de
profiter,
et
qu'on
applique
son
estude
a
la
Loy
de
Dieu:
mais
il
veut
aussi
que
les
peres
enseignent
leurs
enfans.
En
quoy
il
monstre
(comme
desia
nous
avons
traitte
ci
dessus)
que
ce
n'est
point
assez
que
nous
servions
Dieu
nostre
vie
durant:
mais
que
nous
devons
procurer
qu'il
y
demeure
semence
de
religion
apres
nous.
Car
nous
sommes
caduques,
et
ce
n'est
qu'un
ombrage
de
nostre
vie:
mais
d'autant
que
la
verite
de
Dieu
est
immortelle,
c'est
bien
raison
qu'elle
persiste
a
iamais,
et
que
de
main
en
main
elle
soit
gardee,
et
que
les
nommes
mettent
peine
a
cela:
et
sur
tout
quand
Dieu
a
donne
des
enfans,
ii
faut
qu'on
sache
que
c'est
un
thresor,
et
qu'on
aura
a
en
rendre
conte.
Car
ce
n'est
pas
un
petit
honneur
que
Dieu
fait
aux
hommes
et
aux
femmes,
que
de
leur
donner
des
enfans.
Voila
des
creatures
formees
a
l'image
de
Dieu,
et
nous
les
appellons
la
semence
de
l'Eglise:
puis
que
Dieu
nous
les
commet
en
garde,
c'est
bien
raison
que
nous
taschions
a
les
endoctrines
et
que
Dieu
soit
servi
d'eux:
et
quand
la
religion
aura
dure
tout
au
long
du
cours
de
nostre
vie,
qu'apres
nostre
trespas
elle
persiste
et
continue.
Or
ici
nous
voyons
nostre
nonchalance,
mesme
nostre
malice:
car
non
seulement
il
y
a
de
la
paresse,
mais
nous
voyons
que
la
pluspart
fuyent,
et
reculent
tant
qu'il
leur
est
possible
d'estre
enseignez
en
la
parolle
de
Dieu:
si
on
leur
en
parle,
c'est
pour
les
fascher:
que
s'ils
savent
qu'on
doit
tenir
propos
de
quelque
bonne
doctrine,
ils
n'ont
garde
d'en
approcher.
Et
on
voit
que
beaucoup
sont
pires
que
Turcs,
estans
ensorcelez
de
leurs
folles
opinions:
que
si
tost
que
la
cloche
sonnera,
quand
nous
sommes
conviez,
et
solicitez
d'ouyr
iournellement
la
parolle
de
Dieu,
ils
s'en
iront
d'autre
coste.
Et
qu'ainsi
soit,
combien
y
en
a-il
qui
s'en
reculent
tant
qu'ils
peuvent?
Et
mesmes
ils
boucheroyent
volontiers
les
aureilles,
quand
ils
viennent
ici:
d'autant
qu'ils
sont
preoccupez
de
leurs
meschantes
affections,
et
mesmes
le
diable
les
a
tellement
enyvrez,
que
iamais
ne
prendront
goust
a
un
seul
mot
qu'on
leur
dise:
mesmes
iis
se
faschent
si
tost
qu'on
leur
met
en
avant
quelque
propos
de
Dieu.
De
l'instruction
des
enfans,
on
voit
quelle
elle
est:
que
les
peres
ne
veulent
point
que
leurs
enfans
soyent
meilleurs
qu'eux,
souventesfois
ils
craignent
qu'ils
ne
leur
facent
deshonneur.
Et
s'ils
ont
mesprise
Dieu
tout
le
temps
de
leur
vie,
ils
sont
contens
que
leurs
enfans
le
despittent
pleinement,
et
au
double:
mais
tant
y
a
que
de
la
doctrine,
si
on
en
a
quell
e
soin,
ce
n'est
que
par
acquit,
et
par
courvee.
r
tant
y
a
que
nous
en
sommes
tellement
instruits
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