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avoit
grande
famille:
comme
nous
avons
veu,
voila
mesme
Abraham
qui
tire
de
sa
maison
plus
de
quatre
cens
hommes
equipez
pour
entrer
en
combat,
Isaac
n'avoit
pas
este
diminue,
comme
nous
voions:
ainsi,
il
ne
se
faut
point
esbahir,
si
habitant
en
pais
estrange,
il
a
loe
ou
prins
a
ferme
quelque
terre
pour
y
semer:
selon
que
nous
savons
que
les
Peres
anciens,
encore
que
Dieu
les
eust
enrichis,
n'ont
pas
laisse
de
s'adonner
au
travail,
et
eux
et
leur
famille.
Car
encore
qu'ils
eussent
et
richesses
et
commoditez,
si
est-ce
qu'ils
n'ont
pas
abuse
des
biens
que
Dieu
leur
avoit
eslargis,
en
pompes,
ni
en
oisivete,
pour
faire
des
Rois:
mais
c'estoit
pour
se
tenir
tousiours
en
petit
estat.
Voila
donc
en
somme
ce
que
nous
avons
a
retenir,
quand
Isaac
ayant
afferme
quelque
possession,
y
a
seme.
Et
ceci
est
recite
de
Moise,
pource
qu'il
aiouste,
Que
Dieu
l'a
beni,
et
l'a
fait
tellement
prosperer,
qu'il
a
recueilli
cent
fois
autant.
Or
nous
le
trouverons
estrange
en
ce
pais,
qui
est
bien
maigre
et
quasi
sterile,
en
comparaison
de
Iudee
et
de
Syrie,
et
de
ces
pais-la:
mesme
quand
on
nous
parleroit
de
cinquante,
encore
la
chose
nous
sembleroit
quasi
incroyable:
pource
que
nous
estimons
ce
qui
nous
est
dit,
selon
ce
que
nous
avons
veu.
Or
ce
n'est
point
sans
cause
que
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
nous
declare
cela
par
la
similitude
qu'il
amene
du
grain
qu'on
seme
:
combien
qu'il
parle
a
autre
propos:
mais
toutefois
il
dit,
que
quand
on
semera,
une
partie
tombe
au
chemin,
et
les
oiseaux
la
mangent:
il
en
tombera
sur
les
pierres,
et
cela
ne
tirera
point
de
racine:
car
il
n'y
a
point
de
substance:
l'autre
partie
sera
estouffee
sous
les
buissons
et
les
espines:
mais
ce
qui
tombe
en
bonne
terre,
dit-il,
apporte
fruit
l'un
de
trente,
l'autre
de
soixante,
et
puis
de
cent.
Quand
nous
venons
iusques
la,
comme
i'ay
dit,
nous
n'en
pourrions
pas
estre
persuadez,
sinon
que
le
Fils
de
Dieu
parlast.
Mais
les
anciens
qui
ont
escrit
mesme
de
la
terre
de
Chaldee,
et
qui
avoiens
mesme
este
sur
le
lieu,
et
qui
avoient
cognu
tout
disent
que
l'ordinaire
estoit
de
quatre
vingts
et
de
cent.
Or
ici,
pour-ce
qu'il
est
parle
du
pais
des
Philisthins,
qui
estoit
gras,
mais
non
pas
comme
Chaldee,
Moise
recite
pour
un
don
singulier
que
Dieu
a
fait
a
Isaac,
qu'il
recuillit
cent
fois
autant.
Voila
donc
un
signe
de
la
benediction
de
Dieu
sur
Isaac,
mesme
quant
a
ce
qui
appartient
a
ceste
vie
transitoire.
Car
combien
que
les
peres
anciens
aient
tousiours
regarde
a
l'heritage
celeste,
et
qu'ils
y
aient
adonne
toutes
leurs
affections:
si
est-ce
toutefois,
qu'estans
hommes
mortelz,
ils
avoient
besoin
que
Dieu
leur
donnast
quelque
goust
de
sa
bonte
en
ce
monde.
Car
ce
que
dit
saint
Paul
a
tousiours
eu
lieu,
Que
la
crainte
de
Dieu
a
les
promesses
non
seulement
de
la
vie
eternelle,
mais
aussi
de
la
vie
presente.
Nous
ne
serons
pas
auiourd'hui
rassasiez
des
biens
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