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DE
IACOB
ET
ESAU.
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a
senti,
que
si
on
offenserit
Isaac,
ou
qu'on
lui
feist
quelque
iniure,
cela
ne
demeureroit
point
impuni,
et
que
Dieu
en
feroit
la
vengeance:
voila
pourquoy
il
a
este
retenu
en
bride.
Or
ceci
nous
est
recite
sur
tout,
afin
que
nous
cognoissions
comme
Dieu
a
garde
les
siens,
encores
qu'ils
habitassent
entre
gens
malins
et
cruels,
comme
entre
bestes
sauvages,
neantmoins
qu'il
les
a
maintenus
par
sa
vertu:
et
c'est
afin
que
nous
esperions
le
semblable.
Car
la
bonte
de
Dieu,
de
laquelle
il
a
use
envers
nos
Peres
anciens,
ne
nous
est
pas
seulement
recitee,
afin
que
nous
cognoissions
qu'alors
il
a
este
pitoyable
envers
ceux
qui
se
fient
en
lui:
mais
que
nous
ne
doutions
point
qu'auiourd'hui
encores
il
ne
permettra
point
que
nous
soions
molestez,
moyennant
que
nous
ayons
nostre
refuge
a
lui:
et
quand
nous
saurons
qu'il
sera
de
nostre
coste,
que
nous
soions
aussi
certains
qu'il
maintiendra
nostre
parti,
et
que
sa
protection
nous
suffira
contre
tout
ce
que
les
hommes
pourront
attenter
et
machiner
contre
nous.
Quand
donc
nous
aurons
une
telle
fiance,
l'exemple
d'Isaac
qui
nous
est
ici
recite,
nous
doit
servir
d'instruction,
comme
si
Dieu
nous
monstroit
sa
main
estendue,
pour
nous
secourir
au
besoin.
Et
mesme
quand
nos
ennemis
seront
forts
et
robustes,
et
que
rien
ne
les
pourra
empescher
ici
bas,
qu'ils
ne
nous
oppriment,
que
nous
sachions
que
Dieu
ne
laissera
pas
d'y
mettre
la
main.
Car
nous
savons
ce
qu'il
dit
par
son
Prophete
Isaie
touchant
son
Eglise,
qu'elle
lui
est
plus
precieuse
que
tous
les
royaumes
et
empires
de
ce
monde.
Or,
tant
y
a
que
nous
serons
mesprisez
des
mondains,
et
leur
semblera
que
nous
ne
sommes
pas
dignes,
par
maniere
de
dire,
d'estre
iettez
aux
chiens:
mais
quoy
qu'il
en
soit,
puis
que
Dien
nous
a
une
fois
declare
que
nous
sommes
son
troupeau,
et
qu'il
nous
a
prins
en
sa
charge,
confions
-
nous
qu'il
ne
nous
defaudra
point,
quand
nous
serons
assaillis
de
ceux
qui
nous
tormentent,
et
ausquels
il
semble
que
Dieu
ne
les
doit
point
toucher.
Or
la
dessus
Moise
adiouste,
Qu'Isaac
a
seme,
et
qu'il
a
recueilli
cent
mesures.
C'est
a
dire,
cent
fois
plus
qu'il
n'avoit
seme.
Yci
on
pourroit
faire
une
question,
Veu
qulsaac
n'avoit
point
un
pie
de
terre,
comment
il
a
peu
semer.
Or
aucuns
devinent
qu'il
en
a
achete:
mais
cela
seroit
contre
toute
raison.
Car
il
faloit
que
les
Peres
se
contentassent
de
la
promesse
qui
leur
avoit
este
donnee,
et
qu'ils
habitassent
comme
estrangers
en
la
terre
promise.
Et
defaict
tantost
apres
il
est
dit,
qu'Isaac
a
dresse
sa
tente,
pour
declarer
qu'il
n'avoit
point
de
maison,
ne
de
bastiment
certain.
Nous
voions
donc
qu'il
a
este
vagabond
en
la
terre,
ainsi
que
son
pere
Abraham:
mais
il
a
peu
loer
une
terre
pour
y
semer,
car
il
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