|
27:117
117
SUR
LE
DEUEER.
CHAP.
XI.
118
endurcis
en
nos
vanitez,
que
nous
ne
taschions
de
nous
radresser.
Car
comme
i'ay
desia
dit,
a
chacune
minute
de
temps
nous
pourrions
nous
fourvoyer:
qu'il
ne
faut
rien
pour
nous
esgarer
du
bon
chemin.
Et
si
nous
en
sommes
destournez,
advisons
de
retourner
bien
tost,
et
nous
radresser.
Car
nostre
Dieu
n'est
pas
loin
de
nous,
ii
promet
par
son
Prophete
Isaie
qu'il
sera
a
nostre
dos,
tout
ainsi
qu'un
Magister
sera
au
dos
de
son
enfant,
tout
ainsi
qu'une
mere
aura
l'oeil
dessus
l'enfant
qu'elle
nourrira,
qu'elle
sera
tousiours
apres:
ainsi
Dieu
declaire
par
une
similitude
familiere
qu'il
sera
a
nostre
dos,
moyennant
que
nous
le
cerchions,
et
que
nous
souffrions
d'estre
redressez
par
luy.
Et
ainsi
apprenons
de
nous
exercer
en
cest
estude
tout
le
temps
de
nostre
vie:
et
sur
tout
quand
nous
voyons
la
necessite
si
urgente,
et
qu'un
chacun
se
solicite,
que
nous
n'attendans
pas
que
le
diable
nons
ait
esgarez
si
loin
que
nous
ne
puissions
plus
retourner
au
chemin:
mais
si
tost
que
nous
aurons
fait
un
faux
pas,
que
nous
pensions
a
nous,
quand
nous
aurons
decline
tant
peu
que
ce
soit.
Et
mesmes
que
nous
n'attendions
point
cela:
mais
que
nous
prevenions,
et
que
nous
invoquions
tant
plus
songneusement
nostre
Dieu,
qu'il
nous
conduise,
et
qu'il
nous
previenne
par
sa
bonte:
que
nous
suyvions
sa
parolle
qui
est
la
vraye
adresse,
qui
est
mesme
la
lampe
pour
nous
esclairer:
que
nous
ouvrions
les
yeux
pour
voir
la
clarte
qu'il
nous
monstre,
et
que
nous
reduisions
souvent
en
memoire
les
choses
que
nous
avons
apprinses:
et
qu'un
chacun
regarde
a
quel
vice
il
est
enclin,
pour
cercher
le
remede
propre:
comme
les
uns
seront
touchez
d'une
affection,
les
autres
d'une
autre.
Et
ainsi
quand
nous
aurons
cogneu
nos
maladies,
que
nous
y
appliquions
les
medecines
qui
y
sont
convenables.
Or
nous
en
trouverons
assez
en
la
parolle
de
Dieu
pour
nous
guerir
et
restaurer,
moyennant
que
nous
vueillions
user
du
bien
qu'il
nous
y
presente.
Voila
en
somme
comme
nous
avons
a
prattiquer
ce
passage.
Ce
n'est
point
que
nous
facions
beaucoup
de
ceremonies,
qu'il
y
ait
un
beau
lustre,
qu'on
porte
des
tesmoignages
de
la
Loy
de
Dieu
pour
parures,
qu'on
escrive
beaucoup
de
belles
sentences:
et
cependant
'qu'on
n'y
pense
point.
Tout
cela
(di-ie)
n'est
rien.
Que
faut-il
donc?
Que
nous
cerchions
les
moyens
pour
nous
confermer
en
la
crainte
de
nostre
Dieu,
pour
nous
radresser
au
bon
chemin:
que
voyant
que
nous
sonjmes
tant
debiles,
nous
recevions
les
remedes
tels
que
Dieu
nous
assigne.
Sur
tout
il
nous
faut
bien
observer
ce
qu'il
dit:
Mets
les
commandemens
que
ie
te
propose,
en
ton
coeur,
et
en
ton
ame.
Voici
donc
le
principal,
afin
qu'on
ne
s'amuse
point
a
la
formalite,
et
aux
figures:
c'est
(di-ie)
ou
il
pretend,
et
ou
il
faut
|