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eust
que
toute
devotion
et
sainctete
en
eux,
ils
avoyent
aussi
les
commandemens
escrits
par
leurs
maisons:
cela
(di-ie)
y
estoit
bien:
mais
ils
ont
cuide
servir
a
Dieu
par
toutes
ces
mines
et
cela
n'estoit
rien.
Et
de
nostre
part
nous
y
procederons
ainsi,
sinon
que
nous
regardions
bien
quelle
est
la
volonte
de
nostre
Dieu
pour
nous
y
assuiettir.
Car
i'ay
desia
dit
que
l'hypocrisie
est
tellement
enracinee
en
la
nature
des
hommes,
que
tousiours
ils
se
voudront
iouer
avec
Dieu,
et
le
contenter
par
masques,
qu'il
n'y
aura
que
feintise:
et
cependant
il
leur
semble
qu'il
les
doit
tenir
quittes.
Or
notons
que
Dieu
n'a
point
voulu
estre
servi,
pour
avoir
escrit
quelque
sentence
de
sa
Loy
a
un
posteau
d'une
porte,
ou
a
l'entree
d'une
maison:
son
intention
n'est
pas
telle.
Mais
quoy?
Voyant
que
nous
avons
courte
memoire,
et
qu'encores
que
nous
ayons
este
deument
enseignez
en
sa
parolle,
nous
en
serons
aisement
divertis:
non
sans
cause
Dieu
veut
que
nous
cerchions
toutes
aides,
afin
d'estre
mieux
retenus,
et
que
nous
prenions
les
remedes
de
nostre
fragilite,
veu
qu'il
ne
faut
rien
pour
nous
avoir
tantost
divertis.
Et
quand
nous
cognoissons
un
tel
vice
en
nous:
que
d'autant
plus
nous
soyons
songneux
de
cercher
Dieu,
pour
dire:
Comment
sera-il
possible
que
ie
me
retienne
en
la
crainte
de
mon
Dieu,
si
ie
suis
un
iour
sans
penser
a
luy,
et
a
ses
commandemens?
Ie
mettray
incontinent
tout
en
oubli.
Que
faut-il
donc?
Le
matin
quand
ie
me
leve,
le
diable
incontinent
me
presente
beaucoup
d'empeschemens.
Or
il
faut
que
ie
luy
resiste,
que
ie
n'attende
point
que
l'ennemi
me
donne
l'alarme:
mais
il
faut
que
ie
pense
a
mon
Dieu
qui
m'appelle
a
soy.
Et
puis
le
soir,
quand
ie
me
vay
coucher,
pource
que
de
nuict
le
diable
ne
cesse
de
m'amener
beaucoup
de
fantasies
perverses,
et
que
les
hommes
ne
peuvent
tenir
leurs
cerveaux
en
bride,
qu'ils
ne
concoivent
tousiours
quelques
vaines
pensees:
il
faut
donc
que
ie
soye
encores
muni,
que
ie
refreschisse
la
memoire
de
mon
Dieu,
et
que
ie
me
repose
la
du
tout,
que
ie
me
remette
a
luy:
car
si
i'atten
long
temps,
i'en
seray
tellement
aliene,
que
ie
ne
pourray
plus
trouver
le
chemin.
Comme
quand
un
homme
ne
se
soucie,
qu'il
va
tousiours
le
grand
galot
(comme
on
dit)
et
qu'ils
ne
tienne
pas
le
droit
chemin,
ou
qu'il
ne
s'en
advise
pas:
d'autant
plus
qu'il
cheminera
longuement,
tant
plus
sera-il
esloigne:
et
mesmes,
encores
qu'il
y
ait
gens
pour
Tadresser,
s'il
ne
tient
conte
de
reprendre
la
bonne
adresse,
il
est
bien
digne
de
se*fourvoyer.
Si
on
luy
dit:
II
vous
faut
tirer
de
ce
coste-la,
et
cependant
qu'il
s'en
aille
tout
au
rebours,
comme
s'il
avoit
son
esprit
esgare
en
l'air,
et
qu'il
poursuyve
tousiours:
en
la
fin
il
se
trouvera
bien
eslongne
du
bon
chemin.
Et
ainsi
advisons
de
n'estre
point
tellement
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