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ouverture
au
mal,
et
de
fermer
la
porte
au
bien,
par
maniere
de
dire,
a
ce
que
par
nostre
temerite
et
inconsideration
Dieu
soit
offense.
Voila
donc
la
prudence
que
nous
devons
avoir
:
et
pource
que
nous
ne
l'avons
pas
il
nous
la
faut
demander
a
Dieu.
Or
pour
le
second,
Abimelech
dit,
Tu
eusses
fait
venir
un
grand
mal
sur
nous.
Et
comment
?
Quand
quelqu'un
du
peuple
eust
paillarde,
et
qu'il
eust
commis
une
offense,
quelque
griefve
qu'elle
fust,
il
meritoit
lui
seul
d'estre
puni:
et
faut-il
que
tout
un
pais
en
responde?
Or
nous
voions
ici
qu'un
povre
Payen,
un
incredule,
un
povre
aveugle
a
cognu
que
la
terre
estoit
souillee
par
un
adultere
:
et
que
si
cela
demeure
impuni,
toutefois
devant
Dieu
voila
tout
un
peuple
qui
en
est
coulpable,
voire
quant
a
la
punition
temporelle.
Ii
est
vray
que
Dieu
sait
bien
convertir
a
profit
les
chastimens
qu'il
envoye
k
ceux
qui
en
sont
innocens:
car
si
ceux
qui
ne
sont
consentans
au
mal,
endurent,
ce
ne
sera
pas
en
telle
sorte
comme
s'ils
estoyent
du
tout
coulpables
:
mais
Dieu
convertit
cela
a
leur
salut.
Cependant
si
est
ce
qu'il
ne
les
chastie
iamais
sans
cause:
si
nous
ne
la
voyons
maintenant
a
l'oeil,
quand
les
registres
seront
ouvers,
alors
nous
verrons
bien
que
Dieu
n'y
va
point
a
tort
et
a
travers,
comme
on
dit.
Et
quand
il
envoye
des
punitions
generales
sur
tout
un
peuple,
pour
un
delit
qui
semble
estre
particulier,
neantmoins
il
sait
bien
que
tous
n'en
sont
pas
innocens,
comme
notamment
il
est
ici
dit,
et
comme
aussi
Abimelech
l'entendoit.
Car
quand
les
adulteres
se
commettent,
et
qu'ils
ne
sont
point
punis,
voila
une
infection
qui
croupit
sur
toute
la
terre:
mais
encores
pourrons
nous
dire
que
personne
en
soit
innocent,
quand
nous
fermons
les
yeux,
et
quand
nous
laissons
couler
tout
cela?
Encores
qu'un
homme
ne
soit
point
Iuge,
qu'il
ne
soit
que
persone
privee,
il
s'y
doit
opposer,
entant
qu'en
lui
est.
Or
au
contraire,
il
n'y
a
celui
qui
ne
calle
la
voile,
au
lieu
que
nous
devrions
empescher
le
mal:
si
nous
avions
une
magnanimite
et
un
zele
de
Dieu,
nous
procurerions
qu'il
fust
servi
et
honore
comme
il
le
merite.
Or
nous
ne
le
faisons
pas:
il
y
a
donc
quelque
laschete
en
tous,
et
quelque
nonchalance.
Bref,
iamais
les
vices
n'ont
regne
et
vogue
en
un
pais
que
grands
et
petis
ne
soyent
comme
complices
a
cause
de
leur
trop
grande
patience,
ou
dissimulation,
ou
froidure.
Voila
donc
pourquoy
Dieu
ne
punist
point
les
pechez
sans
cause.
Mais
au
reste
quant
a
l'adultere,
nous
voyons
ce
qu'un
povre
Payen
en
a
prononce.
Aions
donc
honte
quand
un
tel
mal
regnera
au
milieu
de
nous:
et
sachons
qu'il
ne
nous
faudra
autre
Iuge
pour
nous
condamner,
nous
qui
avons
este
baptizez
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