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il
desadvoue
tout,
il
le
reiette,
et
le
deteste.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
retenir
de
ce
passage:
c'est
puis
que
Dieu
nous
a
fait
ceste
grace,
que
nous
ayons
sa
parolle
pour
nous
conduire,
qu'un
chacun
soit
vigilant:
et
que
puis
que
nous
sommes
tant
debiles,
qu'il
ne
faut
rien
pour
nous
transporter:
que
d'autant
plus
nous
soyons
attentifs
de
profiter
iournellement
en
sa
parolle.
Et
cependant
que
nous
ayons
aussi
cela
tout
persuade,
qu'il
ne
suffit
point
de
cuider
bien
faire:
car
si
nous
sommes
seduits,
nous
n'avons
rien
gagne,
nostre
cause
n'en
est
point
meilleure
devant
Dieu.
Et
ainsi
apprenons
a
le
prier
qu'il
nous
esclaire.
Et
cependant
que
nous
cognoissions,
puis
que
Dieu
nous
a
declaire
sa
volonte,
qu'il
nous
faut
tenir
du
tout
a
icelle,
sans
y
rien
adiouster.
Voila
donc
en
somme
ce
que
nous
avons
a
retenir
de
ce
passage
de
Moyse.
Or
il
adiouste
quant
et
quant:
Qu'on
mette
en
son
coeur
ce
qu'il
propose,
et
qu'un
chacun
mesmes
en
face
memorial:
comme
s'il
avoit
des
br
acelets
en
ses
mains,
comme
s'il
avoit
quelque
parement
en
sa
teste,
qu'a
l'entree
de
sa
porte
il
mette
quelque
souvenance,
afin
que
cela
luy
soit
occasion
de
penser
a
la
Loy
de
Dieu:
que
quand
on
se
leve
de
matin,
qu'on
se
couche
le
soir,
qu'on
en
parle,
et
qu'on
en
devise,
que
les
enfans
y
soyent
enseignez.
Or
par
ceci
Moyse
declaire
encores
mieux,
que
si
les
hommes
ne
sont
retenus
quasi
par
force,
qu'incontinent
ils
eschapperont
a
Dieu.
Comme
quand
on
pensera
avoir
apprivoiso
un
renard,
si
on
le
laisse
un
demi
iour,
il
retourne
incontinent
a
son
naturel.
Ainsi
en
est-il
de
nous,
que
nous
Bommes
si
farouches,
qu'encores
que
quelque
espace
de
temps
il
ait
semble
que
nous
estions
du
tout
reduits
a
Dieu,
et
bien
reformez:
qu'on
tourne
la
main,
et
voila
tout
oublie.
Et
ainsi
il
faut
que
nostre
Seigneur
nous
admonneste
(comme
il
fait
en
ce
passage)
de
tousiours
nous
solliciter,
et
nous
contraindre,
et
de
cercher
tous
moyens,
et
aides,
pour
nous
tenir
comme
captifs
sous
son
obeissance.
Voila
pourquoy
il
dit
qu'on
face
des
fronteaux,
comme
si
on
paroit
sa
teste:
au
lieu
que
les
hommes
quelque
fois
portent
des
medalles,
des
boutons,
et
choses
semblables:
que
les
femmes
ont
leurs
dorures,
et
autres
paremens,
que
la
parure
des
fidelles
ce
soit
d'avoir
quelque
memorial
de
la
Loy
de
Dieu:
au
lieu
des
bracelets,
et
autres
menus
fatras,
pour
se
parer
et
attiffer,
qu'on
prenne
un
parement
qui
soit
pour
nous
instruire
a
orner
nos
ames,
voire
et
nous
dedier
pleinement
a
Dieu,
et
nous
ranger
entierement
a
sa
parolle:
qu'au
lieu
qu'on
aura
des
bravetez
aux
maisons
pour
delices,
qu'on
ait
aussi
quelque
memorial,
pour
dire:
Voici
nostre
Dieu
qui
nous
appelle,
il
ne
veut
point
que
iamais
nous
le
mettions
en
oubli:
mais
encores
que
nous
l'ayons
oublie,
que
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