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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XI.
114
quand
il
ne
la
fera
point.
Et
pour
ce
faire
advisons
de
nous
confermer
tant
plus
en
la
parolle
de
Dieu:
quand
il
nous
aura
declaire
ce
qu'il
demande
de
nous,
que
nous
profitions
en
cela,
que
nous
y
soyons
tellement
confermez,
que
le
diable
ne
nous
en
puisse
destourner,
quoy
qu'il
attente,
et
nonobstant
tous
les
efforts
qu'il
face
contre
nous.
Or
il
parle
puis
apres
des
dieux
estranges:
car
c'est
la
source
de
tout
mal,
si
nous
ne
cognoissons
point
quel
Dieu
nous
devons
servir.
Si
les
hommes
sont
confus
en
cest
article,
il
faut
qu'en
tout
le
reste
de
leur
vie
il
n'y
ait
plus
rien
de
certain:
mais
que
tout
soit
enveloppe
en
erreur.
Et
ainsi
ce
n'est
point
sans
cause
que
Dieu
insiste
sur
ce
poinct,
c'est
assavoir
qu'on
le
cognoisse,
et
qu'il
soit
luy
seul
servi
et
adore.
Car
quand
nous
disons
qu'on
ne
doit
point
servir
aux
dieux
estranges,
cela
emporte
deux
choses.
C'est
premierement,
que
nous
puissions
discerner
quel
estnostre
Dieu,
que
nous
n'y
allions
point
par
opinion,
ni
fantasie:
mais
que
nous
soyons
asseurez,
ce
qui
ne
peut
estre
quand
nous
lascherons
la
bride
a
nostre
sens
naturel.
Car
voila
dont
les
superstitions
ont
tousiours
commence
au
monde.
Et
voila
comme
auiourd'huy
il
y
en
a
encores
un
tel
abysme:
c'est
pource
que
les
hommes
se
donnent
tousiours
licence
d'imaginer
ce
qui
leur
vient
en
la
teste:
O!
ie
cuide
que
Dieu
approuvera
ceci:
et
il
me
semble
que
telle
chose
est
bonne.
Si
donc
les
hommes
se
gouvernent
ainsi
selon
leur
cerveau,
il
faut
que
tout
y
soit
confus.
Voila
un
abysme.
Pour
ceste
cause
apprenons
d'escouter
Dieu
quand
il
parle
a
nous,
et
de
ne
rien
concevoir
de
luy,
sinon
ce
qui
nous
en
sera
monstre
par
sa
parolle.
Voila
donc
le
premier
item:
c'est
que
nous
sachions
discerner
quel
est
nostre
Dieu,
d'avec
tous
les
idoles
que
le
monde
se
bastit:
et
puis,
que
nous
n'attendons
rien,
sinon
ce
qu'il
approuve.
Car
les
Papistes
protesteront
assez,
qu'ils
veulent
servir
a
Dieu
createur
du
ciel
et
de
la
terre,
si
feront
bien
les
Iuifs,
et
les
Turcs:
cela
est
commun
a
tous.
Mais
cependant
voila
les
Turcs
qui
se
font
un
labyrinthe
de
superstitions,
comme
ce
trompeur
Mahomet
les
a
ensorcelez.
Les
Iuifs
d'autre
part
se
sont
abastardis,
et
ont
brouille
la
Loy
de
leurs
propres
inventions,
quand
ils
ont
renonce
au
Redempteur
qui
leur
estoit
promis,
qui
est
le
fondement
de
toute
la
religion
qu'ils
devoyent
tenir.
Quant
aux
Papistes,
on
voit
comme
ils
ont
corrompu
toute
verite,
et
l'ont
toute
convertie
en
mensonge.
Et
ainsi
apprenons,
que
pour
ne
point
adorer
les
dieux
estranges,
il
nous
faut
tenir
en
telle
suiettion,
que
nous
n'attendons
rien,
sinon
ce
que
nous
saurons
estre
aggreable
a
nostre
Dieu:
car
quand
nous
le
voudrons
servir
a
nostre
poste,
nous
bastissons
desia
un
idole
en
nostre
cerveau:
Calvini
opera.
Vol
XXVII.
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