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honnestete-la,
que
nul
ne
se
iouoit
trop
privement
avec
la
femme
de
autrui,
et
qu'il
n'y
avoit
point
de
gestes
dont
on
peust
mal
subsonner,
comme
nous
le
voions
ici,
C'est
ta
femme
(dit-il)
pour
vray.
Et
sur
quoy
le
conclud-il?
C'est
d'autant
que
ce
vice-la
n'estoit
pas
accoustume
et
n'estoit
pas
venu
en
usage
ni
en
possession
entre
les
hommes,
en
sorte
qu'on
ne
peust
pas
discerner
entre
mariage
et
paillardise.
Or
ceci
nous
apprend
de
converser
tellement
les
uns
entre
les
autres,
qu'il
n'y
ait
point
de
regards
impudiques,
ne
de
gestes
vicieuses,
que
nous
soions
tellement
purs
de
tout
mal,
que
mesme
selon
les
hommes
nous
ne
donnions
nulle
occasion
de
mal
parler,
ne
mesme
de
mal
penser
de
nous.
Vray
est
qu'ici
il
est
parle
de
quelque
geste,
qui
estoit
trop
prive
a
un
homme
estrange:
car
il
ne
faut
pas
que
nous
soions
si
austeres,
que
nous
ne
puissions
converser
ensemble,
sans
donner
occasion
de
mal:
et
cependant
vivre
en
privaute,
et
mesme
nous
resiouissans
avec
toute
honnestete,
monstrans
que
nous
avons
et
les
coeurs
et
les
yeux
chastes
et
tous
nos
sens.
Mais
quand
Isaac
s'est
ainsi
ioue
avec
sa
femme,
il
y
a
eu
quelque
signe
de
mari
a
femme,
tellement
qu'on
pouvoit
iuger,
ou
cest
homme
est
un
paillard,
ou
bien
il
faut
qu'il
soit
le
mari.
Or
de
l'estimer
paillard,
on
ne
pouvoit,
a
cause
qu'il
avoit
converse
honnestement
en
crainte
de
Dieu,
et
au
contentement
d'un
chacun,
au
pays
de
Gerar:
il
faut
donc
qu'on
le
tiene
pour
mari.
Or
la
dessus
Isaac
confesse
sa
faute:
mais
il
la
confesse
en
allegant
qu'il
craignoit
qu'on
ne
le
tuast.
Ici
les
choses
sont
recitees
plus
brievement
que
nous
n'avons
veu
au
paravant.
Car
Abraham
a
este
redargue
plus
asprement:
et
aussi
il
en
fait
excuse
plus
longue.
Ie
savoie
(dit-il)
qu'il
n'y
avoit
point
de
crainte
de
Dieu
en
ce
pays.
Seulement
Isaac
dit,
Ie
craignoie
qu'on
ne
me
tuast.
Or
ici
il
monstre,
qu'encores
que
Rebecca
fust
sa
soeur,
neantmoins
que
son
intention
a
este
de
desguiser
la
verite:
il
passe
condamnation.
Ainsi
quand
nous
aurons
pour
un
temps
voulu
estre
trop
subtils,
que
nous
ne
soions
pas
si
obstinez
a
maintenir
en
tout
et
par
tout
ce
que
nous
avons
dit
et
fait
(combien
qu'il
y
ait
eu
de
la
faute)
que
nous
ne
la
recognoissions
franchement.
Car
Isaac
pouvoit
dire
Oui,
c'est
ma
soeur.
Mais
encore
qu'il
l'eust
dit,
il
aiouste
toutesfois
qu'on
l'a
peu
reprendre,
comme
aussi
Abimelech
le
fait:
car
il
void
qu'il
a
iuste
raison
de
condamner
Isaac:
et
a
ceste
cause
il
lui
dit,
Pourquoy
nous
as-tu
fait
ceci?
Or
nous
avons
a
noter
d'un
coste
ce
qui
a
este
allegue
par
ci
devant:
c'est
assavoir,
que
Dieu
a
reprins
et
chastie
les
Rois
a
cause
de
ses
serviteurs,
combien
qu'ils
fussent
en
petit
nombre,
combien
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