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reste,
quand
nous
serons
tant
timides,
et
si
affoiblis,
qu'a
grand
peine
pourrons-nous
porter
une
chiquenaude,
comme
on
dit,
esperons
que
Dieu
nous
donnera
vertu
quand
il
nous
amenera
a
un
examen
plus
rude:
mais
toutefois
cela
ne
nous
doit
point
rendre
nonchalans.
Si
ie
me
sens
foible,
et
que
ie
dise,
O,
Dieu
m'espargnera,
car
il
sait
que
ie
ne
puis
rien
porter
:
il
est
certain
que
ie
seray
puni
de
mon
ingratidute.
Et
pourquoy?
Selon
que
nous
sommes
debiles,
il
faut
recourir
a
celui
qui
a
toute
vertu
pour
suppleer
a
nos
defaus.
Et
pourtant
apprenons,
quand
il
est
dit
que
Dieu
nous
subviendra
et
qu'il
nous
donnera
force
pour
soustenir
tous
les
combats
qui
nous
seront
dressez:
c'est
afin
que
nous
apprenions
de
nous
exercer
en
prieres
de
iour
en
iour.
Et
pourtant,
que
nous
ne
soions
pas
endormis,
quand
il
est
dit
que
Dieu
fortifie
les
siens,
selon
qu'il
lui
plaist
de
les
attirer
au
combat:
mais
que
ce
soit
pour
tousiours
nous
bien
regarder
de
pres:
et
apres
avoir
cogneu
nos
povretez,
de
cercher
le
remede,
et
le
prier
qu'il
ne
permette
point
que
iamais
nous
defaillions
en
quelque
sorte
que
ce
soit,
ou
qu'il
nous
supporte:
ou
bien,
quand
il
voudra
que
nous
bataillons
plus
vertueusement
qu'il
nous
donne
dequoy,
que
nous
soions
armez
d'enhaut,
comme
il
sait
tousiours
donner
la
victoire
a
ceux
qui
se
fient
en
lui,
et
qui
ne
combattent
sinon
sous
son
enseigne.
Voila
donc
quant
a
ceste
diversite,
que
nous
lisons
entre
Abraham
et
Isaac.
Or
il
est
dit,
Que
le
Uoy
a
veu
Isaac
se
iouer
avec
sa
femme
Eebecca:
et
que
la
dessus
U
Va
appele,
et
qu'il
luy
a
dit,
Pour
vray
c'est
ta
femme.
En
ceci
nous
pouvons
voir
qu'il
y
avoit
plus
d'integrite
beaucoup
de
ce
temps-la,
qu'il
n'y
a
pas
auiourd'hui:
et
que
les
paillardises
et
dissolutions
n'estoient
pas
si
communes.
Car
on
eust
du
premier
coup
assis
un
iugement
sinistre
sur
Isaac.
Il
faloit
donc
que
les
hommes
eussent
plus
d'honnestete
qu'on
ne
void
de
nostre
temps.
Et
puis
il
n'y
a
doute
qu'Isaac
n'eust
acquis
ceste
reputation
entre
tous,
qu'il
n'estoit
pas
un
vilain
et
un
paillard,
qui
trainast
une
putain,
sous
ombre
de
dire
que
ce
fust
sa
soeur.
Il
n'y
a
doute
di-ie,
que
quand
on
l'eut
cogneu
et
sa
facon
de
vivre,
qu'on
ne
fust
persuade
qu'il
estoit
un
homme
saint
et
un
homme
craignant
Dieu,
et
qu'il
n'estoit
point
adonne
a
tels
vices
et
enormitez.
Et
c'est
un
article
<^ue
nous
devons
bien
noter:
car
il
n'y
a
celui
qui
ne
veuille
estre
tenu
pour
homme
de
bien:
et
si
tost
qu'on
concoit
quelque
mal
de
nous,
il
semble
qu'on
nous
fait
grand
tort:
mais
cependant
nous
ne
regardons
pas
le
moien
de
faire
qu'on
n'en
iuge
point
mal,
et
qu'on
ne
nous
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