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SEPTIEME
SERMON
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qu'il
n'a
point
une
foy
bien
resolue:
mais
d'autant
qu'il
chancele
et
qu'il
varie,
voila
en
quoy
il
monstre
qu'il
ne
s'est
pas
fie
en
Dieu
comme
il
devoit.
Or
donc,
nous
voions
maintenant
la
faute
d'Isaac:
et
tant
plus
devons
nous
estre
advertis
(comme
nous
avons
desia
declare)
qu'en
tous
les
obiects
que
nous
aurons,
pour
nous
espouvanter,
que
nous
facions
cest
honneur
a
Dieu,
qu'il
est
suffisant
pour
y
remedier:
que
nous
l'invoquions,
et
qu'apres
nous
usions
des
moyens
qu'il
nous
permettra,
et
lesquels
il
approuve,
sans
passer
nos
bornes
ni
a
dextre
ni
a
senestre.
Isaac
donc
n'a
point
fait
du
tout
tort
a
ceux
du
pais,
mais
il
a
fait
tort
a
Dieu,
qui
est
beaucoup
plus.
Et
au
reste,
encore
n'est-il
pas
pleinement
a
excuser,
quand
il
concoit
un
tel
iugement
de
sa
teste:
car
encores
qu'il
n'y
eust
point
de
crainte
de
Dieu,
ni
de
vraye
religion
au
pais,
si
est-ce
que
la
vraye
charite
n'est
point
soupsonneuse.
On
ne
lui
avoit
point
encore
fait
ne
moleste
ne
iniure:
faloit-il
donc
que
du
premier
coup
il
les
condamnast?
Pour
ceste
cause
Dieu
permet
que
le
mal
revient
sur
lui:
et
cependant
il
use
d'une
singuliere
misericorde:
car
on
lui
pouvoit
ravir
sa
femme,
comme
on
avoit
fait
a
son
pere.
Voila
un
Roy
qui
est
au
pais
de
Gerar,
mais
cependant
Dieu
le
retient
qu'il
ne
fait
point
aucune
fascherie
a
Isaac,
voire
sachant
bien
que
il
n'y
avoit
pas
telle
vertu
en
lui
qu'en
son
pere
Abraham,
ainsi
que
desia
nous
avons
monstre:
et
voila
pourquoy
aussi
Dieu
le
previent:
quand
il
a
delibere
d'aller
en
Egypte,
il
le
retire
comme
par
force,
et
lui
defend
de
sortir
de
la
terre
qu'il
lui
avoit
promise.
Nous
avons
declare,
que
selon
la
mesure
que
Dieu
nous
a
donnee,
aussi
il
nous
esprouve.
Il
besongne
donc
en
tous
hommes
comme
en
des
boutiques
diverses,
et
par
instrumens
qui
ne
sont
pas
de
mesme
faculte.
Et
ainsi,
voila
Isaac
qui
a
este
espargne
pour
un
coup
:
mais
aussi
nous
voions
comme
Dieu
lui
a
este
pitoiable
et
humain,
quand
il
ne
lasche
point
la
bride
au
Roy
Abimelech,
de
faire
ce
qui
avoit
este
fait
a
Abraham,
Car
si
nous
demandons
pourquoy
il
est
avenu
un
coup,
et
qu'il
n'est
pas
avenu
l'autre.
E
est
certain
que
Dieu
a
gouverne
cela
par
son
conseil
admirable:
car
selon
qu'il
lasche
la
bride
aux
hommes,
il
est
certain
qu'ils
passent
leurs
bornes.
Et
il
est
dit
notamment
qu'il
tient
les
coeurs
des
Roys
en
sa
main,
qu'il
les
fait
couler
ca
et
la
ou
il
veut.
Ainsi
donc,
il
faut
que
nous
concluons
que
le
coeur
du
Roy
de
Gerar
a
este
retenu
qu'il
n'a
point
appete
Rebecca:
autrement,
il
eust
este
suiet
a
telle
concupiscence,
que
le
povre
Isaac
en
eust
este
tormente
iusques
au
bout,
et
qu'il
eust
hume
de
terribles
angoisses:
mais
(comme
nous
avons
dit)
Dieu
qui
est
fidele,
selon
qu'il
cognoist
la
faculte
des
siens,
il
les
espargne,
ou
il
les
examine
plus
au
vif.
Et
au
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