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SERMON
LXXVI.
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vers
nous.
Car
cependant
que
nous
n'apprehendons
en
Dieu
que
rigueur,
nous
ne
pouvons
autre
chose
sinon
le
fuir,
et
nous
aliener
de
luy
tant
qu'il
nous
sera
possible:
et
encores
que
nous
soyons
contraints
a
regarder
a
luy,
il
ne
tirera
rien
de
nous
qui
vaille.
Ainsi
le
commencement
de
bien
servir
Dieu,
et
de
l'aimer,
c'est
de
cognoistre
sa
grace
pour
nous
reposer
en
luy.
attendant
qu'il
nous
soit
propice
et
favorable.
Car
comme
il
en
est
parle
en
ce
Pseaume-la
130,
aussi
est-il
ici
traitte
de
l'obeissance
apres
l'amour:
pour
monstrer
que
ce
n'est
point
assez
que
nous
facions
semblant
de
servir
a
Dieu,
mais
qu'il
nous
faut
ranger
a
luy,
pour
dire,
Seigneur,
tu
nous
as
fait
la
grace
de
reigler
nostre
vie:
et
ainsi
qu'il
te
plaise
nous
gouverner
en
sorte,
que
nul
ne
prenne
liberte
de
faire
ce
que
bon
luy
semblera:
mais
que
nous
escoutions
simplement
ta
voix,
pour
nous
y
assuiettir.
Venons
maintenant
au
mot
que
Moyse
adiouste:
Ie
donneray.
Ici
il
parle
en
la
personne
de
Dieu.
Au
paravant
il
avoit
dit:
Regardez
d'obeir
aux
commandemens
que
ie
vous
propose,
et
le
Seigneur
ton
Dieu
te
benira.
Et
maintenant
il
dit:
Ie
donneray:
comme
s'il
estoit
Dieu
luymesme.
Or
ce
n'est
point
sans
cause
qu'il
change
ainsi
de
personne
:
car
c'est
pour
donner
plus
d'authorite
a
sa
doctrine,
et
qu'elle
soit
tant
mieux
receue.
Car
nous
sommes
enclins
a
un
tel
mespris,
que
si
Dieu
parle
a
nous,
il
nous
semble
que
ce
n'est
rien,
d'autant
que
sa
parolle
nous
est
preschee
par
les
hommes
mortels.
Car
voila
un
homme
qui
parle
en
chaire,
et
nous
ne
sommes
point
touchez
de
ceste
doctrine
comme
il
est
requis:
il
y
devroit
avoir
la
une
maieste
celeste,
et
nous
sommes
si
lourds
et
grossiers,
que
nous
ne
cognoissons
point
que
c'est
Dieu
qui
parle.
Pour
ceste
cause
donc
Moyse
dit
ici:
Ie
te
donneray:
et
neantmoins
il
ne
pourroit
point
faire
une
goutte
de
pluye.
Et
qu'est-ce
qu'il
donnera?
Mais
il
monstre
que
la
parolle
n'est
point
de
luy,
qu'elle
est
de
Dieu,
et
qu'il
nous
la
faut
recevoir
comme
si
Dieu
la
prononcoit
de
sa
bouche,
et
qu'il
apparust
en
facon
visible,
que
sa
gloire
se
monstrast.
Notons
bien
donc
qu'en
ce
passage
nous
sommes
advertis
quand
nous
venons
ouyr
le
sermon,
que
nous
lisons
en
l'Escriture
saincte,
qu'il
n'y
faut
point
apporter
une
nonchalance
pour
faire
l'aureille
sourde,
pour
n'estre
point
esmeus
des
propos,
et
mesmes
pour
n'estre
point
incitez
par
les
commandemens,
et
exhortations
qui
nous
sont
faites:
mais
qu'il
nous
faut
presenter
a
nostre
Dieu,
sachant
bien
qu'encores
qu'il
se
serve
des
hommes
pour
instrumens,
que
c'est
luy
qui
envoye
le
message,
et
authorise
sa
parolle:
comme
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
dit:
Qui
vous
escoute,
il
m'escoutte:
et
qui
vous
recoit,
il
me
recoit:
et
si
on
vous
reiette,
on
me
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