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27:106
vrions-nous
faire?
N'est-ce
pas
pour
le
moins
que
nous
devrions
dire:
Et
bien
Seigneur,
nous
regarderons
a
toy.
Mais
au
contraire
ayans
prins
les
benefices
de
sa
main,
nous
venons
a
regimber
a
l'encontre
de
luy
:
il
nous
veut
prendre
et
recevoir
en
sa
protection,
et
nous
venons
a
nous
esgarer
a
travers
champs.
Et
puis
ou
est
la
solicitude
que
nous
devrions
avoir
pour
l'invoquer?
Car
il
nous
faudroit
regarder:
Or
ca,
nostre
Seigneur
nous
tient
comme
en
suspend,
afin
que
nous
cheminions
en
crainte,
que
nous
ne
laschions
point
la
bride
a
nos
appetis:
comme
si
un
pere
disoit
a
ses
enfans:
Or
ca,
advisez
de
profiter,
l'un
a
l'eschole,
l'autre
a
sa
besongne,
et
cependant
vous
aurez
a
disner:
mais
autrement
vous
n'aurez
rien.
Si
le
pere
tient
ainsi
ses
enfans,
qu'ils
ne
sachent
que
c'est
qu'ils
devront
ne
boire
ni
manger,
si
on
ne
les
voit
profiter:
il
est
certain
que
cela
les
esmeut,
encores
qu'il
n'y
ait
ni
raison
ni
intelligence.
Or
voici
nostre
Dieu
qui
nous
pourroit
bien
du
premier
coup
bailler
tout
ce
qu'il
nous
faut,
ou
bien
en
un
iour
il
nous
pourroit
declarer
que
l'annee
sera
heureuse,
qu'il
y
aura
bonne
moisson,
bonne
vendange:
mais
il
ne
le
veut
point
faire.
Quand
nous
aurons
passe
un
iour,
il
faut
recommencer
l'autre
a
le
prier:
et
il
ne
fait
point
cela,
sinon
qu'il
voit
bien
qu'il
est
plus
que
necessaire,
que
nous
soyons
tenus
en
bride.
Et
ainsi
advisons
de
faire
nostre
profit
de
ceste
doctrine:
et
toutes
fois
et
quantes
que
la
pluye
nous
deffaut,
que
nous
advisions
d'estre
patiens,
en
attendant
paisiblement
que
Dieu
ouvre
les
cieux.
Et
au
reste,
quand
ii
luy
plaist
d'arouser
la
terre,
cognoissons
que
c'est
de
sa
propre
main
qu'il
nous
donne
nourriture,
et
que
nous
l'invoquions
iournellement:
et
quand
nous
aurons
cogneu
qu'il
veille
pour
nous,
que
nous
regardions
mutuellement
a
luy.
Voila
en
somme
ce
que
Moyse
a
ici
voulu
declairer.
Or
il
adiouste
quant
et
quant:
Si
vous
gardez
les
commandemens
que
ie
vous
propose,
pour
aimer
vostre
Dieu,
et
le
servir
de
tout
vostre
coeur
en
la
terre
que
ie
vous
donneray.
Ici
Moyse
encores
reduit
en
memoire
au
peuple,
quel
est
le
vray
service
de
Dieu:
c'est
que
nous
apprenions
a
luy
obeir.
Cela
a
desia
este
suffisamment
expose:
mais
ce
n'est
point
sans
cause
que
le
S.
Esprit
en
parle
tant
de
fois:
pource
que
nous
avons
besoin
que
telle
admonition
nous
soit
remise
au
devant
quasi
a
chacune
minute.
Et
qu'ainsi
soit:
comment
est-ce
que
nous
servons
a
Dieu,
sinon
d'une
crainte
forcee?
Il
n'y
a
nulle
affection,
ni
desir.
Or
nostre
Seigneur
declaire,
qu'il
n'acceptera
nul
service
qui
luy
soit
rendu,
sinon
qu'il
procede
du
coeur,
et
que
nous
l'aimions
aussi
comme
nostre
pere:
comme
il
est
dit
au
Pseaume,
que
nous
ne
pouvons
point
craindre
Dieu,
sinon
d'autant
qu'il
se
declaire
propice
en-
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