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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XI.
106
voye
a
tout
cela,
ne
devons-nous
pas
estre
mieux
informez
qu'il
regarde
tousiours
a
nous,
et
que
iamais
il
ne
nous
met
en
oubli,
et
que
c'est
tout
au
long
de
l'an
qu'il
nous
est
pere?
Comme
un
homme
qui
penseroit
a
sa
maison,
il
se
levera
tous
les
iours
de
matin
pour
travailler:
et
puis
apres
avoir
fait
sa
besongne,
il
regarde
encores
s'il
y
a
quelque
chose
de
reste,
d'y
mettre
ordre:
et
puis
il
advise
de
dispenser
ce
qui
luy
est
donne,
en
sorte
que
le
profit
en
revienne
a
tout
son
mesnage.
Ainsi
Dieu
se
monstre
un
pere
de
famille
envers
nous,
qu'il
ne
cesse
et
de
soir
et
de
matin
de
veiller
pour
nostre
profit:
non
point
qu'il
luy
faille
travailler
a
la
facon
des
hommes:
mais
tant
y
a
qu'il
nous
fait
sentir
quoy
qu'il
en
soit,
qu'il
nous
est
plus
que
pere
nourricier:
et
nous
sommes
bien
aveugles
et
brutaux
si
nous
ne
cognoissons
cela.
Voila
donc
comme
nous
avons
a
prattiquer
ceste
doctrine
de
Moyse:
que
nous
rendions
graces
a
nostre
Dieu,
selon
la
variete
des
temps
que
nous
appercevons.
Et
quand
il
a
proveu
a
toute
l'annee,
que
nous
sachions
qu'il
a
eu
pitie
de
nous,
et
qu'il
nous
a
regarde,
et
que
iamais
son
oeil
ne
s'est
destourne
de
ce
qui
nous
faloit,
afin
que
nous
en
fussions
fournis,
et
proveus.
Au
reste,
ce
n'est
point
assez
que
nous
remercions
Dieu,
quand
nous
aurons
ainsi
senti
sa
bonte:
mais
comme
Moyse
prononce,
que
ses
yeux
sont
tousiours
sur
les
terres
ou
il
y
a
montagnes
et
vallees,
et
la
ou
on
n'a
point
les
eaues
a
commandement,
pour
faire
des
trenchees
et
des
canaux
pour
arouser
comme
les
iardins.
Quand
nous
pensons
a
cela,
que
nous
sachions
qu'il
faut
que
tousiours
Dieu
ait
les
yeux
sur
nous,
afin
que
nous
les
ayons
aussi
dressez
a
luy
pour
l'invoquer,
et
pour
avoir
nostre
refuge
a
luy
tout
au
long
de
l'annee:
et
quand
il
nous
aura
donne
une
bonne
saison,
que
nous
le
prions
qu'il
continue
iusques
en
la
fin,
selon
que
nous
en
aurons
besoin:
et
que
nous
soyons
incitez
par
chacun
iour
a
faire
le
semblable.
Or
au
contraire
nous
voyons
nostre
nonchalance:
car
quasi
nous
despittons
Dieu,
quand
les
choses
nous
viennent
bien
a
propos:
si
nous
voyons
qu'il
y
ait
eu
de
belles
seinailles
:
Or
sus
grand
chere,
voila
les
semailles
qui
sont
bonnes:
nous
aurons
donc
bonne
moisson:
et
nous
sommes
tous
esbahis
que
Dieu
nous
retranche
nos
ioujrjpeaux
a
cause
d'une
telle
ingratitude.
Et
quelle
villenie
est
cela?
Dieu
a
l'oeil
sur
nous,
et
cependant
nous
luy
fermons
les
yeux,
nous
regimbons
a
4'^ncontre,
et
nous
mocquons
de
luy:
et
pensons-nous
qu'il
doive
ne
puisse
porter
une
telle
brutalite?
C'est
bien
pour
le
moins
que
nous
luy
respondions,
quand
il
commence,
pour
dire:
Or
ca
mes
enfans,
ie
vous
regarde,
i'ay
le
soin
de
vous,
afin
de
vous
prouvoir
de
vostre
nourriture.
Quand
nostre
Seigneur
commence
ainsi,
que
de-
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