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27:104
vertit
de
recognoistre
une
solicitude
paternelle
que
Dieu
a
eu
du
pays
de
Canaan,
d'autant
qu'il
faut
que
la
pluye
y
vienne
ainsi,
non
seulement
une
fois
l'annee:
mais
depuis
le
commencement
iusques
a
la
fin.
Voila
en
somme
ce
que
veut
dire
ici
Moyse.
Or
par
cela
nous
sommes
admonnestez,
que
selon
les
necessitez
que
Dieu
nous
envoye,
il
nous
sollicite
quant
et
quant
de
venir
a
luy,
et
regarder
a
sa
bonte,
non
seulement
afin
que
nous
luy
rendions
grace
de
ses
benefices:
mais
qu'estans
tenus
en
suspens,
nous
l'invoquions,
nous
recourions
a
luy
de
iour
en
iour.
Comme
maintenant
nous
voyons
que
nous
avons
affaire
du
beau
temps.
Et
cela
ne
sera
point
seulement
pour
quinze
iours
l'annee
:
mais
on
a
besoin
de
faire
les
semailles,
et
de
cultiver
les
terres:
et
on
voit
qu'on
n'y
peut
mettre
la
charrue
pour
y
ietter
la
semence:
car
elle
pomrriroit
la
dessus,
sans
qu'elle
peust
prendre
racine
dedans
la
terre.
Et
puis
les
raisins
se
pourriront
aux
vignes,
au
lieu
de
meurir.
Et
puis
encores
les
semailles
seront-elles
faites,
on
aura
besoin
apres
de
pluye:
et
il
y
viendra
quelque
fois
une
grande
secheresse.
Et
puis
en
Peste
s'il
est
question
de
moissonner,
il
faudra
avoir
le
temps
propre,
il
faudra
cultiver
les
vignes,
il
faudra
accoustrer
les
prez:
bref
tout
au
long
de
l'an
Dieu
nous
exhorte
par
necessite
de
venir
a
luy:
et
quand
nous
n'y
serions
point
solicitez,
si
est-ce
que
de
nature
selon
le
iugement
qu'il
nous
donne,
et
l'apprehension,
nous
voyons
que
de
iour
en
iour
il
nous
convie
de
recourir
a
luy,
et
nous
remettre
du
tout
sur
la
fiance
de
sa
bonte.
C'est
ce
que
nous
avons
en
somme
a
retenir
de
ce
passage.
Or
le
principal
est
de
bien
prattiquer
la
doctrine.
Et
ainsi,
quand
nous
verrons
que
nostre
Seigneur
aura
regarde
tout
au
long
de
l'annee
sur
nous,
cognoissons
qu'il
nous
a
voulu
plus
familierement
declairer
le
soin
paternel
que
il
en
a.
Car
si
nous
avions
quelque
riviere
semblable
a
celle
du
Nyle,
qui
arrousast
la
terre
au
lieu
de
la
pluye,
nous
penserions:
Et
bien,
encores
Dieu
a
eu
pitie
de
nous
pour
ceste
annee.
Mais
cela
ne
seroit
pas
pour
nous
toucher
si
bien,
comme
quand
nous
voyons,
Dieu
ne
nous
regarde
pas
seulement
au
printemps:
mais
il
continue,
il
n'y
a
iour
de
Pan
ou
nous
ne
puissions
contempler
une
bonte
admirable
de
Dieu,
quand
il
fait
fructifier
la
terre
pour
nostre
nourriture:
que
nous
cognoissons,
il
faut
que
Dieu
tienne
maintenant
les
pluyes
serrees,
il
faut
maintenant
qu'il
ouvre
les
fenestres
du
ciel,
et
les
canaux,
afin
que
nous
ayons
la
pluye
en
temps
opportun:
il
faut
qu'il
envoye
la
chaleur,
il
faut
qu'il
la
modere,
il
faut
qu'il
envoye
le
froid,
il
faut
qu'il
envoye
le
temps
serain,
et
modere:
bref
nous
avons
besoin
de
toutes
ces
diversitez-la.
Et
si
nous
voyons
que
Dieu
pro-
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