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58:102
Or
nous-nous
prosternerons
devant
la
Maieste,
de
nostre
bon
Dieu
en
cognoissance
de
nos
fautes,
le
priant
qu'il
lui
plaise
nous
en
toucher
au
vif,
et
que
de
plus
en
plus
nous
soions
induits
et
a
repentance
et
a
humilite,
pour
gemir
continuellement
devant
lui,
et
le
prier
qu'il
lui
plaise
de
nous
purger
de
tous
nos
vices,
et
de
nous
faire
cheminer
en
telle
integrite,
que
nostre
vie
se
conforme
pleinement
k
sa
iustice,
et
que
par
ce
moien
son
Nom
soit
glorifie,
quand
il
aura
toute
maistrise
sur
nous,
et
que
nous
cheminerons
selon
qu'il
nous
enseigne
par
sa
Parole,
sans
y
rien
aiouster
du
nostre:
et
qu'il
nous
supporte
tellement
en
nos
foiblesses,
que
nous
ne
laissons
pas
de
tousiours
perseverer
en
sa
saincte
vocation,
encore
que
nous
ne
marchions
point
si
viste,
et
que
nous
ne
courions
point
avec
une
telle
ardeur
et
zele,
comme
nous
devrions:
et
que
cependant
nous
soions
munis,
quoy
qu'il
en
soit,
de
sa
vertu,
pour
combatre
contre
toutes
tentations,
et
iamais
ne
nous
destourner
du
bon
chemin,
encores
que
nous
en
aions
les
occasions.
Que
non
seulement
il
nous
face
ceste
grace,
mais
aussi
a
tous
peuples
et
nations
de
la
terre,
etc.
SEPTIEME
SERMON.
Genese,
chap.
XXVI.
6.
Isaac
donc
demeura
en
Gerar:
7.
Et
quand
U
fut
interrogue
touchant
sa
femme
par
Ies
hommes
du
lieu,
il
respondit,
Cest
ma
soeur:
craignant
de
dire,
Cest
ma
femme:
de
peur
que
les
habitans
du
lieu
ne
le
tuassent
a
cause
de
Rebecca,
pource
qu'elle
estoit
de
beau
regard.
8.
Or
comme
il
estoit
la,
apres
quelque
espace
de
temps,
advint
que
le
Uoy
des
Philistins
Abimelech
j
vid
par
la
senestre
qu'Isaac
se
iouoit
avec
Rebecca
sa
femme.
9.
Adonc
Abimelech
ayant
appele
Isaac,
lui
dit,
Pour
vray
c'est
ta
femme,
pourqouy
as
tu
dit
qu'elle
estoit
ta
soeur
?
Et
Isaac
respondit,
Ca
este
de
peur
qu'on
ne
me
tuast
a
cause
d'elle.
10.
Et
Abimelech
lui
dit,
Pourquoy
nous
as-tu
fait
ceci?
Peu
s*en
a
fallu
que
quelqu'un
du
peuple
n'ait
dormi
avec
ta
femme:
et
tu
eusses
amene
un
grand
mal
sur
nous
tous.
Nous
avons
veu
la
tentation
qui
avint
a
Isaac,
quand
il
fut
tellement
presse
pour
la
famine,
que
cela
le
contraignit
de
quitter
le
lieu
de
son
habitation:
car
c'estoit
pour
le
moins,
que
Dieu
le
nourrist
et
sustantast
au
pais
qu'il
lui
avoit
assigne
en
heritage.
S'il
ne
lui
vouloit
point
accomplir
sa
promesse,
que
ne
lui
en
donnoit-il
quelque
petit
goust?
Or
quand
la
famine
le
chasse,
c'est
comme
si
Dieu
l'avoit
la
quitte,
et
qu'il
n'eut
plus
nul
soin
de
lui.
Isaac
donc
avoit
un
grand
combat
a
soustenir,
veu
qu'il
estoit
comme
destitue
de
la
grace
de
Dieu,
laquelle
est
commune
a
tous:
car
s'il
nourrist
les
contempteurs
de
sa
Maieste,
et
les
plus
meschans
du
monde,
faisant
luire
son
soleil
sur
eux,
et
faisant
fructifier
la
terre
pour
leur
nourriture:
et
que
sera-ce
de
ceux
qu'il
a
prins
en
sa
garde,
et
qu'il
a
adoptez
pour
ses
enfans?
Mais
voici
encore
une
tentation
plus
grande,
quand
il
est
defendu
a
Isaac
d'aller
en
Egipte,
que
Dieu
lui
monstre
un
lieu
certain
de
retraite,
et
qu'il
veut
qu'il
habite
la,
iusques
a
ce
qu'il
puisse
retourner,
et
que
la
cherte
soit
passee.
Quand
donc
Dieu
l'a
conduit
comme
s'il
lui
disoit,
Voici
un
anglet
de
repos
que
ie
t'assigne:
et
la
dessus
qu'il
tremble
de
peur
qu'on
ne
le
tue
a
cause
de
sa
femme
:
et
puis
qu'il
est
en
la
fin
surpris,
et
redargue:
voila
encore
des
signes
et
marques
de
l'ire
de
Dieu
sur
lui,
tellement
qu'il
peut
estre
en
une
horrible
perplexite.
Or
il
est
vray
qu'il
y
a
eu
de
la
foiblesse
grande,
comme
nous
verrons:
mais,
quoy
qu'il
en
soit,
l'issue
monstre
que
Dieu
ne
Pa
pas
mis
en
oubli.
Et
cela
suffit.
Car
pour
un
temps
il
se
tiendra
cache,
en
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