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27:102
encores
ne
faisons-nous
point
ce
que
nous
luy
devons.
Et
toutesfois
il
ne
veut
point
encores
estre
servi
sans
recompense:
il
dit
que
quand
nous
ferons
seulement
une
partie
de
ce
qui
luy
est
deu,
qu'il
s'oblige
envers
nous.
Quand
nous
voyons
cela,
ne
sommes-nous
pas
trop
villains,
si
nous
ne
sommes
touchez
au
vif,
et
que
toute
laschete
soit
corrigee,
et
que
nous
tendions
a
Dieu
sans
estre
plus
empeschez
ni
retenus
en
ce
monde?
C'est
ceste
force
dont
parle
ici
Moyse.
Et
puis
il
adiouste
que
ce
n'est
point
assez
d'estre
entre
en
la
terre:
il
faut
quant
et
quant
que
nous
y
demourions.
Car
si
nous
avons
receu
pour
un
coup
la
promesse
de
salut,
que
Dieu
nous
ait
benits
et
fait
prosperer
quant
a
ce
monde,
ne
nous
endormons
point
la
dessus
:
mais
il
faut
poursuyvre
nostre
cause.
Nous
savons
que
la
vie
presente
est
un
chemin,
il
nous
faut
tousiours
marcher.
Et
puis,
ou
est-ce
que
Dieu
nous
appelle?
Nous
dit-il:
Demeurez
la
enveloppez
au
monde,
quand
vous
aurez
marche
un
pas?
Nenni:
mais
nous
devons
aspirer
la
haut
a
la
vie
celeste.
Et
cela
ne
se
peut
faire,
que
tousiours
nous
ne
renoncions
au
monde
de
plus
en
plus.
Notons
bien
donc,
qu'ici
il
nous
est
remonstre,
quand
une
fois
Dieu
nous
aura
introduits
en
l'esperance
de
salut,
qu'il
nous
aura
receus
en
son
Eglise,
et
en
son
trouppeau,
qu'il
aura
commence
a
nous
bien
faire,
qu'il
ne
faut
point
nous
endormir
la
:
mais
passer
plus
outre,
sachans
que
ce
n'est
rien
iusques
a
ce
que
nous
ayons
acheve
ceste
vie
presente,
et
que
nous
ayons
poursuyvi
nostre
vocation,
sans
nous
lasser
ou
defaillir
au
milieu
du
chemin.
C'est
ce
que
Moyse
a
entendu,
disant,
que
si
le
peuple
est
entre
en
la
terre,
qu'il
doit
regarder
a
la
iouissance
et
possession
permanente
qui
luy
avoit
este
quant
et
quant
promise.
Apres
avoir
dit
cela,
il
adiouste
:
Que
la
terre
de
Canaan
n1
est
point
semblable
au
pays
d'Egypte.
Et
pourquoy?
Gar
vous
avez
este
(dit-il)
en
Egypte
comme
en
un
courtil,
qu'un
chacun
arousera
son
iardin,
quand
il
aura
seme,
ou
plante
des
herbes,
il
aura
l'eau
pour
arouser.
Or
vous
avez
eu
ce
pays
d'Egypte,
qui
estoit
arouse
comme
par
artifice,
et
en
partie
aussi
de
nature.
Car
notons
que
ce
pays-la
a
une
propriete
que
n'ont
pas
toutes
les
autres
regions.
On
ne
lit
point
de
tous
les
pays
du
monde,
que
du
pays
d'Egypte,
qu'ils
ne
soyent
arousez
par
pluye,
excepte
cestuy-la:
car
une
fois
l'an
la
riviere
du
Nile
passe,
et
se
desborde:
et
selon
qu'elle
croist,
elle
leur
promet
abondance
de
biens.
Que
si
elle
ne
croist
que
de
cinq
ou
six
pieds,
c'est
signe
de
sterilite,
que
c'est
autant
comme
si
Dieu
menacoit
de
famine
tout
le
pays:
si
elle
se
hausse
de
vingt
pieds,
et
bien
il
y
aura
quelque
abondance:
si
elle
croist
de
trente
ou
quarante,
encores
plus:
tellement
qu'en
Egypte
ils
n'ont
autre
signe
de
bonne
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