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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XI.
102
c'est
la
aussi
ou
nostre
Seigneur
nous
attire:
cependant
il
met
la
vie
presente
comme
accessoire.
Or
cela
a
este
fait,
d'autant
qu'auiourd'huy
nous
avons
une
clarte
plus
ample
que
n'ont
pas
eu
les
peres
sous
la
Loy:
car
voila
Iesus
Christ
qui
est
descendu
du
ciel,
et
alors
le
royaume
eternel
nous
a
este
ouvert:
il
y
est
monte
comme
en
nostre
personne:
car
il
est
ressuscite
en
ceste
nature
humaine
qu'il
avoit
prinse
de
nous.
Voila
donc
les
cieux
qui
sont
ouverts:
et
pourtant
il
ne
se
faut
point
maintenant
esbahir,
si
Dieu
parle
d'un
langage
plus
ample
qu'il
ne
faisoit
pas
du
temps
de
la
Loy.
Car
il
faloit
que
ce
peuple-la
fust
conduit
comme
nous
voyons
de
petis
enfans:
et
nous
sommes
venu
en
aage
d'homme
au
prix
et
en
comparaison
d'eux,
dit
8.
Paul.
Tant
y
a
que
nous
pouvons
recueillir
ici,
que
Dieu
voulant
inciter
les
siens
a
le
servir
de
meilleur
courage,
leur
dit,
quant
a
ce
monde,
il
se
monstrera
pere
envers
eux,
voire,
mais
non
pas
en
perfection
:
que
ce
sera
seulement
pour
leur
donner
quelque
goust
et
saveur
de
son
amour
paternelle,
afin
qu'ils
eslevent
les
yeux
de
leur
foy
plus
haut,
et
qu'ils
cognoissent
que
Dieu
leur
a
reserve
la
vraye
beatitude,
et
une
vraye
perfection
de
gloire,
quand
ils
seront
retirez
de
ce
monde,
et
de
ceste
vie
corruptible.
Voila
donc
en
somme
ce
que
nous
avons
a
recueillir
de
ce
passage:
et
mesmes
nous
avons
a
noter
ce
mot
qui
est
ici
mis:
Que
tu
sois
fortifie,
dit-il.
Or
par
cela
Moyse
declaire
que
Dieu
de
son
coste
est
fidele,
et
quand
il
a
dit
le
mot,
que
nous
en
devons
estre
bien
asseurez.
Mais
pource
que
nous
trainons
les
iambes,
encores
qu'il
nous
convie
tant
doucement,
encores
qu'il
approche
de
nous,
que
nous
sommes
lasches
et
froids
pour
venir
a
luy:
nous
avons
besoin
d'estre
fortifiez.
Voila
en
somme
ou
tendent
toutes
les
promesses
de
la
Loy.
Ce
n'est
pas
que
Dieu
s'oblige
comme
nostre
detteur,
ce
n'est
pas
qu'il
regarde
si
nous
avons
rien
merite
ou
non,
ce
n'est
pas
aussi
que
il
vueille
s'allier
avec
nous,
comme
s'il
prenoit
des
chevaux
a
loage,
et
dont
il
voulust
tirer
quelque
service
force:
mais
il
veut
en
somme
nous
fortifier,
voyant
que
nous
sommes
debiles,
voyant
que
nous
n'avons
pas
une
affection
si
resolue
comme
il
seroit
requis:
mais
que
nous
sommes
enveloppez
en
ce
monde,
que
nous
sommes
retardez
de
tant
de
vanitez,
et
mauvaises
affections
:
bref
nous
n'avons
pas
une
telle
legerete,
que
nous
venions
nous
rendre
a
son
obeissance:
il
nous
aide
en
cela,
il
voit
nostre
vice,
et
y
remedie.
Que
vous
soyez
donc
fortifiez.
Et
comment?
A
ce
que
vous
regardiez:
Or
ca,
nostre
Seigneur
nous
peut
commander
en
un
mot
precisement:
car
il
a
tout
empire
sur
nous,
et
de
nature
nous
sommes
siens:
et
quand
chacun
s'efforcera
de
toute
sa
puissance,
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