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regir,
et
que
nous
lui
soions
suiets.
Or
cependant
nous
trouverons
estrange
qu'il
est
ici
dit,
qu'Abraham
a
garde
les
commandemens,
les
statuts,
les
ordonnances
et
les
loix
du
Seigneur.
Il
n'y
avoit
pas
encore
un
seul
mot
par
escrit
de
toute
la
loy:
car
nous
savons
combien
de
temps
il
y
a
eu
entre
la
vocation
d'Abraham
et
la
Loy:
assavoir
quatre
cens
et
trente
ans.
Comment
donc
Dieu
dit-il
maintenant,
qu'Abraham
a
garde
ses
commandemens,
et
statuts,
et
ordonnances
et
loix?
C'est
comme
nous
avons
veu
par
ci
devant,
au
dixhuitieme
chapitre:
car
combien
qu'il
n'y
eust
encore
rien
d'escrit,
toutesfois
si
est
ce
qu'Abraham
n'a
pas
este
ignorant
de
ce
que
Dieu
a
enseigne
depuis
a
son
peuple.
Car
il
a
eu
deux
facons
diverses
de
gouverner
les
siens:
mais
ce
n'est
pas
que
de
son
coste
il
ait
este
muable.
Dieu
donc
n'a
pas
eu
tousiours
un
moyen
semblable
pour
enseigner
ses
fideles
:
mais
quoy
qu'il
en
soit,
il
n'a
iamais
eu
qu'une
regle,
soit
qu'elle
fust
escrite,
soit
qu'il
l'inspirast
a
ceux
qu'il
a
retenus
a
soy.
Ainsi,
combien
qu'Abraham
n'eust
pas
encore
de
Loy
escrite,
si
est-ce
qu'il
avoit
instruction
suffisante,
pour
savoir
comment
il
devoit
servir
a
Dieu.
C'est
donc
ce
que
nous
avons
a
retenir
sur
ce
passage.
Or,
quoy
qu'il
en
soit,
Dieu
cependant
monstre
que
si
nous
sommes
promps
a
lui
obeir
et
a
lui
estre
suiets,
que
de
son
coste
il
ne
nous
defaudra
iamais,
qu'il
ne
nous
monstre
le
chemin
auquel
nous
devons
marcher:
et
en
y
marchant,
nous
ne
pourrons
faillir.
Or
si
avant
qu'il
y
eust
iamais
Escriture,
Abraham
a
eu
statuts,
commandemens,
loix
et
ordonnances
:
auiourd'hui
par
plus
forte
raison,
quand
Dieu
s'est
declare
ainsi
familierement
par
Moyse,
qu'il
a
aiouste
encore
les
Prophetes,
afin
qu'il
y
eust
intelligence
plus
facile
de
la
Loy,
et
qu'il
a
parle
en
l'Evangile
si
clairement,
doutons-nous
qu'il
ne
face
office,
de
bon
Maistre
pour
nous
monstrer
tout
ce
qui
est
bon,
et
droit
et
iuste?
Mais
quoy?
L'ingratitude
du
monde
est
telle,
qu'on
ne
se
peut
assuiettir
ni
renger
a
lui:
et
c'est
autant
comme
si
les
hommes
vouloient
estre
sages
plus
qu'il
ne
leur
est
permis,
et
qu'ils
voulussent
avoir
une
sagesse
a
part,
et
comme
s'il
n'estoit
point
dit,
A
Dieu
seul
sage,
soit
honneur
et
gloire.
Quand
S.
Paul
dit,
que
Dieu
est
seul
sage:
ce
n'est
point
seulement
pour
lui,
mais
c'est
afin
que
nous
cerchions
en
lui
toute
sagesse.
Car
quand
nous
ne
voudrons
point
accepter
ceste
seule
regle
qu'il
nous
donne,
c'est
autant
comme
si
nous
disions,
Dieu
n'a
pas
seu
tout
ce
qui
nous
estoit
besoin,
il
faut
que
nous
inventions
de
nostre
cerveau
encore
plus:
pour
dire,
Et
ceci
sera
meilleur.
Et
quel
blaspheme
est
cela?
O
si
est-ce
que
quand
nous
servons
a
Dieu
en
telle
facon,
c'est
comme
lui
cracher
au
visage,
par
maniere
de
dire.
Ainsi
donc,
notons
que
quand
Moyse,
apres
avoir
parle
de
la
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